Ces petites hontes du quotidien

Non, je n’avais pas disparu de la circulation, c’est juste que la vie d’agent double a parfois des inconvénients que la sécurité internationale ne me permet pas de vous révéler en détail. Un seul indice : barbus.

Vous l’avez deviné, j’ai fait l’attraction Blanche neige et les sept nains à Disneyland. Un vrai trauma quand la vieille sorcière fort sympathique tombe dans le vide à la fin… Il m’a bien fallu un mois pour reprendre un peu goût à vivre dans un monde qui s’en prend toujours aux petites vieilles. Si c’est ça que Disney enseigne aux enfants…

Bref, je ne suis pas là pour dénoncer le jeunisme chez Disney mais plutôt pour établir une courte liste des petites hontes du quotidien qui, si elles ne font pas basculer nos vies, restent de ces petits moments humiliants gravés dans notre esprit faisant le sel d’une existence parfois fadasse.

chute, honte, drôle, lady gaga, tomber,

J’ai aussi un peu honte de ce gif, je dois l’avouer!

  1. Lorsque j’envoie un message et que le correcteur de l’Iphone écrit « l’ovule » au lieu de « voilà ».
  2. Lorsque j’envoie un message et que le correcteur  de l’Iphone écrit « star cul » au lieu de « Starbucks ».
  3. Lorsque ma grand-mère m’appelle sur mon portable et que je décroche en disant « Service client, bonjour! » parce que deux semaines à bosser sur une plateforme téléphonique c’est trop aliénant.
  4. Lorsque je rencontre quelqu’un pour la première fois et que je lui tends la joue pour lui faire la bise alors que lui me tend la main. Du coup, je décide de faire comme lui et de lui tendre la main sauf que lui, pour être poli, a décidé de me tendre la joue… Le genre de situation qui peut durer longtemps.
  5. Lorsque je parle d’un dossier important à mon N+3 par téléphone et que je raccroche en disant « gros bisous! ».
  6. Quand la porte du métro se referme sur moi et que des personnes doivent m’aider à  m’extraire en tirant les portes.
  7. Quand je marche d’un pas franc et assuré dans la rue et que la lanière de mon sac s’accroche à une poignée de porte ce qui arrête violemment ma course.
  8. Quand ma voisine vient me menacer d’appeler la SPA car elle entend cette pauvre chèvre hurler de douleur dans mon appartement alors qu’en fait c’est moi qui me suis mise au chant, persuadée que j’avais un don.
  9. Quand mes écouteurs se décrochent de mon Iphone et que tout le bus connaît désormais mon goût pour la chanson « Tellement je t’aime » de Faudel.
  10. Quand j’embrasse quelqu’un sur la bouche sans le faire exprès pour une bête histoire de trajectoire de bise qui apparemment – pour certains – ne se fait pas par le côté droit d’abord…

gênant, bizarre, honte, drôle, rire

Et vous ?

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Les lendemains de soirée au travail

Ce matin, au moment où votre réveil a sonné vous avez eu l’étrange impression de n’avoir dormi que 10 minutes (ça n’est peut pas qu’une impression en fait…). Un put*** de Pic-Vert cogne dans votre tempe gauche à un rythme effréné et aggrave cette sensation de nausée.

Lorsque vous vous regardez dans le miroir, vous avez le teint cireux-jaunâtre, les joues pleines de couperose et vos yeux sont injectés de sang. Votre tête ressemble en fait étrangement à celle de Barney Gumble, personnage alcoolique des Simpsons. La seule question que vous vous posez à ce moment là c’est « pourquoi? », « Pourquoi avoir appliqué l’adage Breton « horizon pas net reste à la buvette » ? » c’est ridicule car plus on reste à la buvette et moins l’horizon est net et donc plus on doit rester à la buvette… c’est un cercle vicieux dont vous avez été la malheureuse « victime »!

Malgré tout ça, il va bien falloir vous y coller ! Vous avez un chat à nourrir après tout! IL FAUT ALLER TRAVAILLER! En buvant votre café, vous vous grattez la fesse droite tout en repensant à votre soirée de la veille. Vous n’avez pas été très raisonnable hier… Et là, vous payez un dur tribut physique. Franchement trois verres de blanc, une bouteille de rosé à vous tout seul et 3 shooters de Tequila est-ce vraiment sensé un mercredi soir ? Aller! Traînez-vous jusqu’au bureau en métro, voiture, train, scooter ou trottinette et on se rejoint là-bas !

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En arrivant au travail, l’hôtesse d’accueil vous jette un regard de pitié ou de compassion – vous ne savez pas trop et elle vous lance un « bon courage » en levant le point. Tel un animal traqué, vous allez vous réfugier comme vous pouvez dans « votre » bureau, qui est en réalité un open-space (dédicace à tous les veinards!). Votre collègue d’en face, dont vous n’apercevez normalement que le haut du crâne chauve au-dessus de l’écran d’ordinateur, penche la tête pour vous observer : « Ben dis donc ! T’en as une sacrée tronche de cake! T’as fait la fête ou quoi? ». Dans le monde du travail, il est important de passer pour une personne sérieuse et responsable alors vous décidez de dire que vous avez fait une petite insomnie comme ça arrive parfois… Et non pas que vous avez voulu faire un remake de Coyote Girl sur le bar du Next mais que le serveur vous a rattrapé par le jean en vous disant de vous calmer un peu parce que ça commence à bien faire les gens qui boivent et qui ne savent pas se maîtriser et qui font fuir la clientèle. De toute façon, la seule chose qui vous préoccupe vraiment c’est de trouver un point d’eau potable. Vous passez la matinée à squatter la fontaine à eau comme un boulimique au rayon gâteau du Monoprix… Jocelyne – qui passe elle même toute sa vie à la machine à café – vous demande si ça va en riant comme une dinde sans doute parce qu’elle doit trouver que vous avez l’air bien mal en point.

Le reste de la journée s’écoule lentement, vous faites un effort surhumain pour ne pas piquer du nez devant votre tableur excel de 5000 lignes  et vous  remarquez que votre supérieur, quand il passe dans l’open space vous jette des regards étranges… Un peu comme si votre mine déconfite ne lui inspirait pas confiance. Vous laissez votre imagination vagabonder tout en fixant la ligne 2438 du tableau. Hier soir, vous avez chanté comme un malade au Karaoké (ça explique le mal de gorge), il vous semble vous rappeler que vous avez chanté une chanson paillarde avec vos potes… enfin un truc classe quoi ! Vous riez lorsque vous repensez à l’excellente imitation que vous avez fait de votre chef hier devant vos amis. En même temps vous n’avez pas vraiment de mérite, ce type est « déjà une caricature vivante ». C’était une bonne soirée quand même!

 C’est au moment où Roger rentre dans l’open space après sa réunion en vous saluant d’un « bonne imitation hier ! » que tout vous revient ! Hier, vous n’étiez pas avec des amis intimes mais c’était un afterwork avec votre équipe et… votre chef !

le cadeau commun

Un mercredi normal au travail. A la machine à café votre collègue Fernande commente les nouveaux potins : « Il paraîtrait que Martine aurait dit à Françoise d’aller se faire voir car elle n’a pas voulu lui prêter son agrafeuse. Du coup Françoise serait partie en pleurant et aurait trouvé Victor comme allié (parce que lui non plus il n’aime pas Martine !) »…

Soudain Jean-Yves, le collègue syndiqué du 2ème, vous rejoint à la machine et signale de manière anodine que le pot de départ à la retraite de Louis a lieu à la fin du mois et qu’il va peut être falloir que quelqu’un se bouge pour l’organisation du cadeau commun parce qu’il en a « jusque-là » de toujours tout organiser! En quelques secondes, à l’affût du danger, Fernande sort son Joker : son petit dernier a la varicelle, ça prendra bien 3 semaines à guérir, pas le temps de se consacrer à ça ! Dans un ultime effort pour la survie vous tentez bien de dire que votre chat a une toux inquiétante en ce moment, vous devez être présent auprès de lui et que c’est bien dommage mais vous n’êtes pas très disponible … Non non. Rien n’y fera ! c’est bien à vous qu’incombe désormais la logistique du cadeau commun. Votre vie ne sera plus la même désormais !

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Etape 1 :

La collecte d’abord, moment un peu gênant pour l’organisateur qui consiste à harceler les plus radins pour qu’ils donnent même « un petit quelque chose » – sinon ils ne signeront pas la carte. Il s’agit surtout de garder les chiffres des dons à l’abris des regards indiscrets sans quoi l’avarice de certains collègues viendra alimenter les potins devant la machine à café (cf début de l’histoire – vous suivez un peu !).

Etape 2 :

Le choix du cadeau ! Même si votre humour est ravageur, il est fortement déconseillé de rappeler à une personne qui part en retraite qu’elle va rejoindre les rangs de ceux que les marketeurs appellent « l’or gris »! Évitez donc les cadeaux « cocasses » qui ne feront sans doute rire que vous (ou en tous cas pas Françoise qui part à la retraite dans 6 mois !). N’humiliez pas le « pôôôvre »  Louis en le gratifiant d’un dentier, de Viagra, d’un bon pour une coloscopie gratuite ou d’un paquet de couches Confiance ! chaque chose en son temps ! Un fois à la retraite il aura bien le temps de découvrir les cadeaux cachés de la vieillesse !

Etape 3 :

La reconnaissance de votre talent incroyable pour dénicher des cadeaux merveilleux … Ou pas!

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