Etre chic en 5 points !

Le chic n’est pas uniquement réservé à Audrey Hepburn et Cate Blanchett ! Vous avez trois enfants en bas âge qui hurlent et qui vomissent partout tout en faisant quatre heures de transports par jour, et alors ? Et pourquoi vous ne rendriez pas votre quotidien plus chic à l’aide de quelques accessoires élégants, chers et parfois inutiles?

  • Les grands gants : summum de l’élégance, portés par les grandes dames du cinéma, cet accessoire peut s’avérer pratique pour éviter de rentrer en contact direct avec la barre du métro moite et chaude aux heures de pointes. Pour les tueuses à gage, ces gants feront de vous l’atout charme de votre profession ! Un peu de douceur dans un monde de brutes.

    Gloves are a girl’s best friend!

     

  • Le porte cigarette : toute femme fatale qui se respecte doit en posséder un, histoire de souffler sa fumée de cigarette avec dédain au nez de son amoureux transis. Évitez cependant le totallook cheveux bicolores et manteau en fourrure au risque de vous faire insulter par les enfants et les dalmatiens.

    Porte-cigarette à la mode Cruella de Vil !

     

  • Le chapeau avec voilette : cet accessoire qui dévoile le visage par jeu d’ombre est un indispensable du trousseau de l’élégante. Utile si vous allez au travail après une nuit blanche, il sera votre meilleur allié pour cacher vos yeux de panda. Si vous portez un appareil dentaire, évitez de vous prendre les dents dans la voilette.
  • Les lunettes de soleil de star qui ne veut pas qu’on la reconnaisse : oui, quoi de plus élégant que de vous faire passer pour une star qui – trop modeste – souhaite garder l’anonymat en se cachant derrière de grandes lunettes fumées. Pour jouer le jeu à fond n’oubliez pas de prendre l’air blasé quand quelques badauds vous demanderons un autographe. 
  • Le livre au bord de la piscine  :  le chic, c’est aussi l’intelligence – même factice – ne l’oublions pas ! Donc on arrête avec Closer et Voici et on s’attaque aux grands classiques de la littérature tels queBaudelaire etProust, ça claque un peu plus ! A l’image de GeorgesClooney avec son verre de vin, son petit air supérieur et son bouquin lu en toute discrétion au bord d’une piscine… hé bien oui c’est la classe !

    Oui, je m’intéresse à la politique en chemise au bord de ma piscine et alors ? T’es vraiment un chic type Georges!

     

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Pâques parano

J’adore Pâques  car c’est le seul jour de l’année où l’on peut dire cette phrase complétement absurde : « Aujourd’hui je vais me taper une grosse poule en chocolat! » sans passer pour le pervers de service. Vous avouerez tout de même que l’on passe la camisole de force à des gens sains pour des phrases beaucoup plus banales du type « J’entends des voix dans ma tête! » Ce qui est une chose tout à fait normale selon moi. Perso, cette petite voix m’a quand même prévenu que la saloperie de souris qui traîne parfois dans mon salon est un espion de la CIA qui récolte des informations sur mon compte dans le but de me faire taire. 

Bref, revenons à nos moutons. Donc, au petit matin de Pâques, nous pourrons tous courir allégrement, main dans la main, sur le chemin de la crise de foie et de l’indigestion afin de célébrer la seule période de l’année, à part Noël, où l’on peut baffrer du chocolat matin, midi et soir sans être taxé de monomaniaque boulimique obsédé par le cacao. « Et on dit merci qui ? – Merci les cloches !  »  – Dans certains pays, c’est un lapin géant qui se charge de vous fournir en chocolat à Pâques – Je vous jure, il y a vraiment des endroits où les gens ne sont pas très logiques… Un lapin ?!

Cloches de Pâques, lapins géants ou souris hermaphrodites, de toute façon, le problème reste le même. Le concept de Pâques c’est de cacher la bouffe que l’on ne pourra manger que SI on la retrouve. Que deviennent les oeufs et autres poules en chocolat qui n’ont jamais été retrouvés ? (Heureusement qu’il y a les vrais journalistes d’investigation comme moi pour poser les questions qui dérangent). Ce petit jeu n’est pas très correct pour tous les accros au sucre en pleine crise d’hypoglicémie. L’an dernier, on a notamment retrouvé Pierre Menés évanoui, près de sa plante verte dans son salon, car il était persuadé qu’il allait retrouver des Kinder dans le pot en terre cuite, or, comme il s’agissait de Pyrénéens, les cloches, prévoyantes, avaient planqué tout ça sous le jambon Fleury Michon dans son frigo.

 

Autre fait divers marquant. Certaines années, les cloches de Pâques, sans-même tenir compte de nos goûts subtiles, osent déposer des petits oeufs tout durs à la liqueur (absolument dégueu) mais sur lesquels on peut glisser et tomber. C’est, d’ailleurs, à cause d’un de ces petits oeufs que mon pépé Jacquou s’est cassé la hanche droite l’année dernière en tombant dans les escaliers car l’oeuf était placé en haut des marches… Hasard ou menace ? Je n’ai aucune certitude pour le moment. Méfiance vis à vis des cloches de Pâques, j’ai comme l’impression qu’elle nous veulent du mal et si vous ne chutez pas sur un petit oeuf, peut-être seulement que vous développerez un diabète insidieux.

Bonne Fêtes de Pâques !

Ces expressions insupportables…

Alors voilà, la vie vient, le temps court mais certaines expressions restent, se répandent et envahissent même le  vocabulaire des plus précautionneux d’entre nous. Parfois, il ne faut pas hésiter à le dire, c’est moche et ça ne veut rien dire alors autant renoncer. Rencontre avec ces expressions un peu perfides et surtout très nazes.

  • « Grosso merdo » : Je ne m’explique pas pourquoi cette expression me révulse autant.   Une personne qui utilise « grosso merdo » au lieu de grosso modo – oui car grosso merdo n’est pas une expression à part entière ne l’oublions pas –  est une personne dôtée d’un grand sens de l’humour ayant l’art de manier la nuance lorsqu’il/elle s’exprime. Un poète en somme.

expressions, désagréable, drôle, insupportable

  • « Swag » :  Quand j’entends ce mot  je pense  regard bovin, chewing-gum collé au palais et faux bronzage couleur caramel fluo type « swâââg ». J’ai alors envie de rejoindre le monde des idées pour toujours. Le mot swag sensé signifier « style » ou « classe » s’assimile plutôt à l’élégance du kéké des plages.
  • « Trop pas ! » :  Le problème du « trop pas » c’est que ça devient facilement un tic de langage insupportable chez les gens qui l’utilisent – avec quelques nuances de ton selon le sujet abordé.

– « T’as trouvé facilement

– Nooon trop pas!

– ça te dit un resto?

– Ah non trop paaas!

– Il te plait le mec ?

– pffff non troooop pas!  »

  • « Tartan« ,  « néoprène » et « nailart » : Dans le grand monde des blogs , il y a des phénomènes de mode assez hallucinants par leur ampleur  mais aussi par la rapidité avec laquelle ils disparaissent. Ainsi, depuis septembre les blogueuses mode ne juraient que par le Tartan (un espèce de motif à grands carreaux un peu style mamie). Mais ça c’était avant – oui, je cherche des sponsors ! – Maintenant, nous sommes passés à la grande mode du – tenez-vous bien –  Néoprène. Ce mot me fait penser à du matériel de réparation de fuite pour les baignoires (nb : c’est en fait un tissu tout rigide pour les combinaisons de plongée). Enfin, le fameux Nailart – littéralement « art de l’ongle » – organisé en communautés  de « nailistas » qui se font les ongles entre elles – je suppose. Je ne vais pas m’attarder sur la question car les « nailistas » représentent un lobby essentiel chez les blogueurs et je ne souhaite pas être coulée dès demain par leurs posts vengeurs et acides.
  • « Asap » : C’est l’expression du mec qui n’a pas le temps parce que sinon il dirait « as soon as possible » et ça serait ridicule aussi d’ailleurs. Asap fait partie de la boîte à expressions du manager bilingue et d’jeune au même titre que « brainstormer » ou « confcall ».
  • « VIP » :  Un salon VIP est un endroit – en général dans une boîte – où sont entassés des gens qui ont payé cher pour montrer qu’ils sont plus importants que les autres puiqu’ils ne sont pas entassés exactement au même endroit que la plèbe ( le salon VIP est d’ailleurs situé un peu en hauteur pour marquer cette différence notable). Le VIP est une personne qui marche dans la rue avec des lunettes noires par peur que les gens le reconnaissent et lui sautent dessus pour le remercier de cette seule et unique chanson qu’il a fait dans les années 80. C’est pas la grosse gloire d’être un VIP donc on va arrêter avec ça!

La prochaine fois je reviendrai sur des expressions absurdes comme « je dis ça, je dis rien… » et « Au jour d’aujourd’hui ».

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