Pâques parano

J’adore Pâques  car c’est le seul jour de l’année où l’on peut dire cette phrase complétement absurde : « Aujourd’hui je vais me taper une grosse poule en chocolat! » sans passer pour le pervers de service. Vous avouerez tout de même que l’on passe la camisole de force à des gens sains pour des phrases beaucoup plus banales du type « J’entends des voix dans ma tête! » Ce qui est une chose tout à fait normale selon moi. Perso, cette petite voix m’a quand même prévenu que la saloperie de souris qui traîne parfois dans mon salon est un espion de la CIA qui récolte des informations sur mon compte dans le but de me faire taire. 

Bref, revenons à nos moutons. Donc, au petit matin de Pâques, nous pourrons tous courir allégrement, main dans la main, sur le chemin de la crise de foie et de l’indigestion afin de célébrer la seule période de l’année, à part Noël, où l’on peut baffrer du chocolat matin, midi et soir sans être taxé de monomaniaque boulimique obsédé par le cacao. « Et on dit merci qui ? – Merci les cloches !  »  – Dans certains pays, c’est un lapin géant qui se charge de vous fournir en chocolat à Pâques – Je vous jure, il y a vraiment des endroits où les gens ne sont pas très logiques… Un lapin ?!

Cloches de Pâques, lapins géants ou souris hermaphrodites, de toute façon, le problème reste le même. Le concept de Pâques c’est de cacher la bouffe que l’on ne pourra manger que SI on la retrouve. Que deviennent les oeufs et autres poules en chocolat qui n’ont jamais été retrouvés ? (Heureusement qu’il y a les vrais journalistes d’investigation comme moi pour poser les questions qui dérangent). Ce petit jeu n’est pas très correct pour tous les accros au sucre en pleine crise d’hypoglicémie. L’an dernier, on a notamment retrouvé Pierre Menés évanoui, près de sa plante verte dans son salon, car il était persuadé qu’il allait retrouver des Kinder dans le pot en terre cuite, or, comme il s’agissait de Pyrénéens, les cloches, prévoyantes, avaient planqué tout ça sous le jambon Fleury Michon dans son frigo.

 

Autre fait divers marquant. Certaines années, les cloches de Pâques, sans-même tenir compte de nos goûts subtiles, osent déposer des petits oeufs tout durs à la liqueur (absolument dégueu) mais sur lesquels on peut glisser et tomber. C’est, d’ailleurs, à cause d’un de ces petits oeufs que mon pépé Jacquou s’est cassé la hanche droite l’année dernière en tombant dans les escaliers car l’oeuf était placé en haut des marches… Hasard ou menace ? Je n’ai aucune certitude pour le moment. Méfiance vis à vis des cloches de Pâques, j’ai comme l’impression qu’elle nous veulent du mal et si vous ne chutez pas sur un petit oeuf, peut-être seulement que vous développerez un diabète insidieux.

Bonne Fêtes de Pâques !

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