Les lendemains de soirée au travail

Ce matin, au moment où votre réveil a sonné vous avez eu l’étrange impression de n’avoir dormi que 10 minutes (ça n’est peut pas qu’une impression en fait…). Un put*** de Pic-Vert cogne dans votre tempe gauche à un rythme effréné et aggrave cette sensation de nausée.

Lorsque vous vous regardez dans le miroir, vous avez le teint cireux-jaunâtre, les joues pleines de couperose et vos yeux sont injectés de sang. Votre tête ressemble en fait étrangement à celle de Barney Gumble, personnage alcoolique des Simpsons. La seule question que vous vous posez à ce moment là c’est « pourquoi? », « Pourquoi avoir appliqué l’adage Breton « horizon pas net reste à la buvette » ? » c’est ridicule car plus on reste à la buvette et moins l’horizon est net et donc plus on doit rester à la buvette… c’est un cercle vicieux dont vous avez été la malheureuse « victime »!

Malgré tout ça, il va bien falloir vous y coller ! Vous avez un chat à nourrir après tout! IL FAUT ALLER TRAVAILLER! En buvant votre café, vous vous grattez la fesse droite tout en repensant à votre soirée de la veille. Vous n’avez pas été très raisonnable hier… Et là, vous payez un dur tribut physique. Franchement trois verres de blanc, une bouteille de rosé à vous tout seul et 3 shooters de Tequila est-ce vraiment sensé un mercredi soir ? Aller! Traînez-vous jusqu’au bureau en métro, voiture, train, scooter ou trottinette et on se rejoint là-bas !

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En arrivant au travail, l’hôtesse d’accueil vous jette un regard de pitié ou de compassion – vous ne savez pas trop et elle vous lance un « bon courage » en levant le point. Tel un animal traqué, vous allez vous réfugier comme vous pouvez dans « votre » bureau, qui est en réalité un open-space (dédicace à tous les veinards!). Votre collègue d’en face, dont vous n’apercevez normalement que le haut du crâne chauve au-dessus de l’écran d’ordinateur, penche la tête pour vous observer : « Ben dis donc ! T’en as une sacrée tronche de cake! T’as fait la fête ou quoi? ». Dans le monde du travail, il est important de passer pour une personne sérieuse et responsable alors vous décidez de dire que vous avez fait une petite insomnie comme ça arrive parfois… Et non pas que vous avez voulu faire un remake de Coyote Girl sur le bar du Next mais que le serveur vous a rattrapé par le jean en vous disant de vous calmer un peu parce que ça commence à bien faire les gens qui boivent et qui ne savent pas se maîtriser et qui font fuir la clientèle. De toute façon, la seule chose qui vous préoccupe vraiment c’est de trouver un point d’eau potable. Vous passez la matinée à squatter la fontaine à eau comme un boulimique au rayon gâteau du Monoprix… Jocelyne – qui passe elle même toute sa vie à la machine à café – vous demande si ça va en riant comme une dinde sans doute parce qu’elle doit trouver que vous avez l’air bien mal en point.

Le reste de la journée s’écoule lentement, vous faites un effort surhumain pour ne pas piquer du nez devant votre tableur excel de 5000 lignes  et vous  remarquez que votre supérieur, quand il passe dans l’open space vous jette des regards étranges… Un peu comme si votre mine déconfite ne lui inspirait pas confiance. Vous laissez votre imagination vagabonder tout en fixant la ligne 2438 du tableau. Hier soir, vous avez chanté comme un malade au Karaoké (ça explique le mal de gorge), il vous semble vous rappeler que vous avez chanté une chanson paillarde avec vos potes… enfin un truc classe quoi ! Vous riez lorsque vous repensez à l’excellente imitation que vous avez fait de votre chef hier devant vos amis. En même temps vous n’avez pas vraiment de mérite, ce type est « déjà une caricature vivante ». C’était une bonne soirée quand même!

 C’est au moment où Roger rentre dans l’open space après sa réunion en vous saluant d’un « bonne imitation hier ! » que tout vous revient ! Hier, vous n’étiez pas avec des amis intimes mais c’était un afterwork avec votre équipe et… votre chef !

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