Comment survivre à la (morne) période hivernale ?

Cette nuit – vers 7h45 du matin, « Oh malheur !  » j’ai vu mon reflet dans la vitre du métro. Je me suis alors demandée « Est-ce bien moi ce mélange incongru entre un zombie albinos et un sharpei décoiffé ? » La réponse était non bien sûr (pensez-vous!), il s’agissait en fait d’un gros monsieur qui tenait la barre derrière moi et que je n’avais pas vu car quand je vais au boulot en pleine nuit je n’ai pas vraiment les yeux en face des trous.

Mais plus inquiétant encore, j’ai constaté que toutes les personnes présentes dans la rame lui ressemblaient. Elles semblaient toutes sorties du coma avec le teint cireux et les yeux tellement gonflés qu’on ne peut même pas savoir s’ils dorment ou s’ils lisent le 20 Minutes qu’ils ont sur les genoux. Bref… La situation est générale donc : « Bienvenue dans la très longue période « d’après les fêtes«  »… et comme l’a dit un certain poète dont je ne me rappelle plus le nom : « Après la fête, la défaite! ».

Courage les gars plus que trois mois!

Trêve de citations inutiles ! Comment survivre à une période de 3 mois sans voir le soleil et sans autres perspectives réjouissantes que de manger une tartiflette ou de boire une vodka-fraise pour survivre au Grand Froid ?

Plusieurs réponses sont possibles face à votre détresse les amis. Ne vous en faites pas je suis là pour vous aider à affronter l’odieux hiver !

  • Faites comme les ours : Dormez ! Bon, l’hibernation n’est pas forcément permise à tout un chacun donc prenez garde. Si vous avez un boulot « avec des responsabilités » ou des enfants « dépendants de vous », les 3 mois d’hibernation non-stop semblent compromis. Désolée, mais il fallait réfléchir avant de faire n’importe quoi! Quant aux autres, un téléphone à portée de main pour commander à manger de temps en temps et vous n’aurez plus qu’à vous vautrer dans les plumes jusqu’en avril. En plus, vous serez bien reposés pour entamer la sacro-sainte saison des apéros!
  • Faites comme les russes : buvez pour survivre au froid et à la morosité. Entendons-nous bien. J’ai dit « buvez », certes mais évitez de copier les doses des russes – déjà car ils sont plus entraînés que vous. Et ensuite parce que vous louperez effectivement les 3 (tristes) mois d’hiver mais à cause d’un coma éthylique. Vous vous réveillerez alors avec le look d’Homer Simpson – à savoir une jaunisse.
  • Faites comme les vieux seniors : mangez « comme si » c’était votre seul et unique plaisir sur terre – J’ai choisi de mettre comme-ci entre guillemets car pour la plupart d’entre nous manger est déjà notre seul et unique plaisir. La saison hivernale a au moins l’avantage de nous prodiguer quelques uns des meilleurs plats du monde : raclette, tartiflette, poulet rôti/pomme de terre et marrons chauds.
  • Faites comme l’autruche : planquez votre tête sous terre et espérez que ça passe. Attention à bien vous couvrir, vous risquez des angelures à attendre que ça passe pendant 3 mois dehors. N’oubliez pas la petite paille pour respirer.
  • Faites comme les gens malins : partez dans l’autre hémisphère et profitez de l’été tout en narguant vos amis Facebook (restés dans l’hémisphère Nord – vous l’aurez compris) en publiant des photos de vous à la plage et des statuts du type « Pffff 40C° à Copacabana ! C’est presque intenable! »

Il faut savoir en profiter aussi !

Précaution d’emploi : attention,  ne suivez pas toutes ces recommandations EN MÊME TEMPS ! Vous risqueriez de cumuler la perte de votre vie sociale, l’alcoolisme, l’obésité, la présomption de folie et la perte de vos économies. Choisissez-en une et gardez la même ligne de conduite jusqu’au printemps !

Bon courage ! Quant à moi, il est l’heure de ma raclette de 15h.

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Les lendemains de soirée au travail

Ce matin, au moment où votre réveil a sonné vous avez eu l’étrange impression de n’avoir dormi que 10 minutes (ça n’est peut pas qu’une impression en fait…). Un put*** de Pic-Vert cogne dans votre tempe gauche à un rythme effréné et aggrave cette sensation de nausée.

Lorsque vous vous regardez dans le miroir, vous avez le teint cireux-jaunâtre, les joues pleines de couperose et vos yeux sont injectés de sang. Votre tête ressemble en fait étrangement à celle de Barney Gumble, personnage alcoolique des Simpsons. La seule question que vous vous posez à ce moment là c’est « pourquoi? », « Pourquoi avoir appliqué l’adage Breton « horizon pas net reste à la buvette » ? » c’est ridicule car plus on reste à la buvette et moins l’horizon est net et donc plus on doit rester à la buvette… c’est un cercle vicieux dont vous avez été la malheureuse « victime »!

Malgré tout ça, il va bien falloir vous y coller ! Vous avez un chat à nourrir après tout! IL FAUT ALLER TRAVAILLER! En buvant votre café, vous vous grattez la fesse droite tout en repensant à votre soirée de la veille. Vous n’avez pas été très raisonnable hier… Et là, vous payez un dur tribut physique. Franchement trois verres de blanc, une bouteille de rosé à vous tout seul et 3 shooters de Tequila est-ce vraiment sensé un mercredi soir ? Aller! Traînez-vous jusqu’au bureau en métro, voiture, train, scooter ou trottinette et on se rejoint là-bas !

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En arrivant au travail, l’hôtesse d’accueil vous jette un regard de pitié ou de compassion – vous ne savez pas trop et elle vous lance un « bon courage » en levant le point. Tel un animal traqué, vous allez vous réfugier comme vous pouvez dans « votre » bureau, qui est en réalité un open-space (dédicace à tous les veinards!). Votre collègue d’en face, dont vous n’apercevez normalement que le haut du crâne chauve au-dessus de l’écran d’ordinateur, penche la tête pour vous observer : « Ben dis donc ! T’en as une sacrée tronche de cake! T’as fait la fête ou quoi? ». Dans le monde du travail, il est important de passer pour une personne sérieuse et responsable alors vous décidez de dire que vous avez fait une petite insomnie comme ça arrive parfois… Et non pas que vous avez voulu faire un remake de Coyote Girl sur le bar du Next mais que le serveur vous a rattrapé par le jean en vous disant de vous calmer un peu parce que ça commence à bien faire les gens qui boivent et qui ne savent pas se maîtriser et qui font fuir la clientèle. De toute façon, la seule chose qui vous préoccupe vraiment c’est de trouver un point d’eau potable. Vous passez la matinée à squatter la fontaine à eau comme un boulimique au rayon gâteau du Monoprix… Jocelyne – qui passe elle même toute sa vie à la machine à café – vous demande si ça va en riant comme une dinde sans doute parce qu’elle doit trouver que vous avez l’air bien mal en point.

Le reste de la journée s’écoule lentement, vous faites un effort surhumain pour ne pas piquer du nez devant votre tableur excel de 5000 lignes  et vous  remarquez que votre supérieur, quand il passe dans l’open space vous jette des regards étranges… Un peu comme si votre mine déconfite ne lui inspirait pas confiance. Vous laissez votre imagination vagabonder tout en fixant la ligne 2438 du tableau. Hier soir, vous avez chanté comme un malade au Karaoké (ça explique le mal de gorge), il vous semble vous rappeler que vous avez chanté une chanson paillarde avec vos potes… enfin un truc classe quoi ! Vous riez lorsque vous repensez à l’excellente imitation que vous avez fait de votre chef hier devant vos amis. En même temps vous n’avez pas vraiment de mérite, ce type est « déjà une caricature vivante ». C’était une bonne soirée quand même!

 C’est au moment où Roger rentre dans l’open space après sa réunion en vous saluant d’un « bonne imitation hier ! » que tout vous revient ! Hier, vous n’étiez pas avec des amis intimes mais c’était un afterwork avec votre équipe et… votre chef !

le cadeau commun

Un mercredi normal au travail. A la machine à café votre collègue Fernande commente les nouveaux potins : « Il paraîtrait que Martine aurait dit à Françoise d’aller se faire voir car elle n’a pas voulu lui prêter son agrafeuse. Du coup Françoise serait partie en pleurant et aurait trouvé Victor comme allié (parce que lui non plus il n’aime pas Martine !) »…

Soudain Jean-Yves, le collègue syndiqué du 2ème, vous rejoint à la machine et signale de manière anodine que le pot de départ à la retraite de Louis a lieu à la fin du mois et qu’il va peut être falloir que quelqu’un se bouge pour l’organisation du cadeau commun parce qu’il en a « jusque-là » de toujours tout organiser! En quelques secondes, à l’affût du danger, Fernande sort son Joker : son petit dernier a la varicelle, ça prendra bien 3 semaines à guérir, pas le temps de se consacrer à ça ! Dans un ultime effort pour la survie vous tentez bien de dire que votre chat a une toux inquiétante en ce moment, vous devez être présent auprès de lui et que c’est bien dommage mais vous n’êtes pas très disponible … Non non. Rien n’y fera ! c’est bien à vous qu’incombe désormais la logistique du cadeau commun. Votre vie ne sera plus la même désormais !

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Etape 1 :

La collecte d’abord, moment un peu gênant pour l’organisateur qui consiste à harceler les plus radins pour qu’ils donnent même « un petit quelque chose » – sinon ils ne signeront pas la carte. Il s’agit surtout de garder les chiffres des dons à l’abris des regards indiscrets sans quoi l’avarice de certains collègues viendra alimenter les potins devant la machine à café (cf début de l’histoire – vous suivez un peu !).

Etape 2 :

Le choix du cadeau ! Même si votre humour est ravageur, il est fortement déconseillé de rappeler à une personne qui part en retraite qu’elle va rejoindre les rangs de ceux que les marketeurs appellent « l’or gris »! Évitez donc les cadeaux « cocasses » qui ne feront sans doute rire que vous (ou en tous cas pas Françoise qui part à la retraite dans 6 mois !). N’humiliez pas le « pôôôvre »  Louis en le gratifiant d’un dentier, de Viagra, d’un bon pour une coloscopie gratuite ou d’un paquet de couches Confiance ! chaque chose en son temps ! Un fois à la retraite il aura bien le temps de découvrir les cadeaux cachés de la vieillesse !

Etape 3 :

La reconnaissance de votre talent incroyable pour dénicher des cadeaux merveilleux … Ou pas!

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